CANDLEMASS Psalms For The Dead CD

4.0/5 (1 vote)

TRACK LISTING

1. Prophet
2. The Sound of Dying Demons
3. Dancing in the Temple
(of the Mad Queen Bee)
4. Waterwitch
5. The Lights of Thebes
6. Psalms for the Dead
7. The Killing of the Sun
8. Siren Song
9. Black as Time

DESCRIPTION

"Psalms for the Dead" is the Swedish doom metal legend's swansong. Contrary to the rampant rumors, the band will not be splitting up, but rather concentrating on live performances. CANDLEMASS' final studio album shows a band at the top of their game and it will soon earn the cult status it well deserves. The release is filled with such highlights as "Dancing in the Temple of the Mad Queen Lire la suite [...] Bee" or the sweeping opening track "Prophet", which beautifully showcases the band's strengths. Singer Robert Lowe (SOLITUDE AETURNUS) embellishes the songs with his characteristic vocals and sounds as though he has been a part of CANDLEMASS from the band's early beginnings. The powerful and crystal-clear production delivers a first-class sound that will send shivers down one's spine.

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LA CHRONIQUE DES PRO'S

17/20
Courtesy of ROCK 'N BALLS

Si vous vous apprêtez à écouter Psalms for the Dead, préparez-vous à savourer le moment, car Candlemass a annoncé qu’il s’agirait de son dernier album studio (le groupe continuera cependant à tourner, sans date butoir). Vous allez me dire « on a déjà entendu ça ». Certes, mais sait-on jamais, les Suédois pourraient faire partie Lire la suite [...] de ceux qui ne reviennent pas sur leurs décisions. C’est un coup dur pour les fans car sur le plan musical, Candlemass semblait être revenu en grande forme avec l’intégration de l’Américain Robert Lowe (dont c’est la troisième prestation avec le groupe) au chant en 2006. « Savourer », disais-je donc… Il est fort à parier que vous n’aurez aucun effort à fournir pour savourer ce disque, tant la qualité est une fois de plus au rendez-vous.

Suite logique du massif Death Magic Doom (2009), Psalms for the Dead prouve que malgré une longue carrière (près de trois décennies) au service du doom, les Suédois n’ont rien perdu de leur art du riff-enclume. Un peu à l’image d’un Rammstein (dans un style très différent !), Candlemass assène avec aisance ses riffs archi-simples mais écrasants (« Psalm for the Dead », « The Sound of Dying Demons », « Waterwitch »). Celui qui tire le mieux son épingle du jeu est néanmoins Robert Lowe, impérial de bout en bout. Dramatiques et habitées, chacune de ses interventions semble annoncer la fin d’un monde (« Waterwitch », « The Lights of Thebe ») et si, pour l’heure, il n’y a que celui de Candlemass qui s’achève, au moins a-t-il droit à une magnifique oraison funèbre… On n’oubliera pas non plus (car trop de gens le font !) les superbes interventions de Lars Johansson, soliste très mésestimé qui, une fois encore, distille dans cette tourbe guitaristique quelques rais de lumière salvateurs.

Comme souvent classique dans sa forme, le disque n’en ménage pas moins une certaine diversité bienvenue. Rythmiquement, Leif Edling et sa bande s’amusent à brouiller les pistes de temps en temps, comme sur le bien-nommé « Prophet » qui, après un riff d’ouverture archétypique, s’accélère soudain avant d’atteindre un refrain particulièrement épique, puis une conclusion pachydermique. Mais là où Psalms for the Dead possède un vrai cachet, c’est avant tout dans la présence parfois très appuyée des claviers. Demeurant le plus souvent dans un rôle secondaire, ils sont néanmoins omniprésents et bénéficient d’un mixage avantageux (« Dancing in the Temple (of the Mad Queen Bee) », « The Lights of Thebe »). Dans le cas de « Siren Song », l’orgue Hammond de l'invité Per Wiberg (ex-Opeth) prend carrément les commandes (il a même droit à un solo !) pour un mélange assurément surprenant mais parfaitement cohérent, la musique ne cédant rien en lourdeur et en puissance dramatique. Enfin, Candlemass, même dans ses dernières heures, s'amuse de la mort et ne rate pas l’occasion d’offrir quelques moments plus légers, comme ces claviers singeant les ambiances de vieux films d’horreur sur le refrain de « The Sound of Dying Demons » ou ce riff joyeusement pompé du « Iron Man » de Black Sabbath (la boucle est bouclée, dirons-nous…) sur « The Killing of the Sun ».

En guise de conclusion à une longue discographie, quoi de mieux qu’un titre traitant des affres du temps qui passe, nous rapprochant inexorablement de la mort ? Un peu kitsch sur la forme (avec son intro parlée) mais glacial sur le fond, « Black as Time », avec son refrain prophétique, accélère une dernière fois le tempo avant une fin sous forme de batterie se fondant lentement au bruit d’une horloge dont les secondes s’écoulent. Avant que le bruit ne s'arrête définitivement. Fidèle jusqu’au bout à son esprit, Candlemass conclut avec classe son disque ultime. Les fans seront rassurés : les Suédois s’en vont sur un opus majeur. Quoi que décide Candlemass à l’avenir (même lointain), prions qu’il ne ternisse jamais ce beau patrimoine auquel Psalms for the Dead a ajouté un dernier joyau…

Mastema