AVANTASIA The Mystery Of Time (Limited Edition) CD

3.0/5 (1 vote)

TRACK LISTING

01. Spectres
02. The Watchmakers' Dream
03. Black Orchid
04. Where Clock Hands Freeze
05. Sleepwalking
06. Savior In The Clockwork
07. Invoke The Machine
08. What's Left Of Me
09. Dweller In A Dream
10. The Great Mystery
Bonus tracks:
11. The Cross And You
12. Death Is Just A Feeling

12. Death Is Just A Feeling

MUSIQUE VIDEO AVANTASIA Sleepwalking

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LA CHRONIQUE DES PRO'S

15/20
Courtesy of ROCK 'N BALLS

De l'aveu même de son géniteur, ce nouvel opus d'Avantasia n'aurait jamais du voir le jour. Après la sortie des deux derniers volets de la trilogie de The Scarecrow, Tobias Sammet, le génial chanteur d'Edguy et père du projet, avait annoncé son envie de mettre ce "Metal-Opera" au placard et de se concentrer à copier Steven Tyler avec Lire la suite [...] Edguy! Mais l'amour est la pire des drogues et l'amour voué à ce projet par le natif de Fulda est plus grand que la raison elle même.
Cette addiction pour son propre projet va permettre à Tobias d'offrir aux fans du projet un nouvel album qui inaugure une possible nouvelle ère pour le projet.

Le premier changement est à regarder au niveau du contenu: le retour à des morceaux épiques dépassant allègrement le calibre d'un format "single". Parmi les dix morceaux qui sont gravés sur cette galette, deux dépassent même le cap des dix minutes au compteur.
Le second changement est, sans nul, doute le principal: la liste des invités sur l'album. Sur le papier, la liste des « guests » est bien inférieure à ceux des précédents opus. Mais en se penchant un peu plus sur le line-up, on lui découvre une valeur intrinsèque bien supérieure à ce qu'on pourrait penser. Si Jorn, le mercenaire, n'est plus là, d'autres chanteurs talentueux sont venus accompagner Tobias Sammet. A commencer par Biff Byford, le chanteur de Saxon! S'ajoutent à ce chanteur hors pair, les noms de Joe Lynn Turner (Rainbow, Deep Purple), Michael Kiske (Unisonic, ex-Helloween), Bob Catley (Magnum), Eric Martin (Mr Big) ou encore des guitaristes de renommée mondiale (Bruce Kulick et Arjen Lucassen).
Et pour la première fois depuis la naissance du projet, Tobias Sammet s’entoure (enfin) d’un vrai orchestre philarmonique pour les passages d’ambiances ! Cela a quand même plus de gueule qu’un synthétiseur chargé de s’occuper des « samples ».

Cet orchestre inaugure l’album en lançant « Spectres », rapidement accompagné des instruments électriques ! Ce morceau grandiloquent fait penser par moment à une bande originale d’un film (un peu comme le dernier Nightwish). Le morceau est littéralement porté par Joe Lynn Turner, qui prouve qu’il n’est pas un homme fini !
L’album est plus difficile à assimiler que ces prédécesseurs mais les moments épiques attendus finissent par arriver : sur « Where Clock Hands Freeze » ,dont l’instrumental est magnifique, la prestation de Michael Kiske est à couper le souffle, rappelant ses grands moments avec Helloween. Cette prestation offre un morceau rapide, ce qu’Avantasia avait un peu oublié sur la trilogie déjà citée.
Les longs morceaux ne sont absolument pas « lourds» et passent comme une lettre à la poste ! Comme l’excellent « Savior In The Clockwork » qui rappelle un peu les débuts de l’Opera !
Musicalement, les guitaristes qui tapent les soli ne sont pas des manchots : Bruce Kulick sur « Savior In The Clockwork » et Arjen Lucassen sur « The Watchmaker’s dream » font des merveilles avec leur « six-cordes ».

Au final, l'album est plus convaincant que Angel Of Babylon qui nous avait laissé sur notre faim. Malgré une liste d'invités moins prestigieuse, les chanteurs convoqués sont phénoménaux (Eric Martin en tête).
Le fait d'avoir utilisé un vrai orchestre donne également une dimension supplémentaire à cet album. Reste à savoir si cet opus était le chant du cygne d'Avantasia ou les prémices de nouvelles aventure pour le métal-opéra.

Aces High